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J’avais déjà lu Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, un roman assez jubilatoire qui m’avait beaucoup plu.

Cette fois-ci, l’auteur nous emmène dans un ghetto d’Afrique du Sud où vit Nombeko Mayeki, une jeune fille noire et pauvre. Ce sont les années 1970, Nombeko a 14 ans mais en paraît douze, et vient d’être nommée chef des latrines du secteur B de Soweto. Un concours de circonstances l’amène à travailler pour le responsable du programme nucléaire sud africain, alcoolique et incompétent, puis à s’expatrier en Suède.

Là, elle rencontre Holger, fils d’un illuminé qui ne lui a pas donné d’existence légale…

S’en suit un enchaînement de rencontres improbables, d’événements irréels, de rebondissements loufoques, de remarques sibyllines, de jeux de mots bien sentis, et une histoire qui se déroule sur des dizaines d’années.

Un récit joyeux, sarcastique, à la fois léger et profond, une fable épique qui aborde de multiples thèmes comme le racisme, la politique, le fanatisme, la bêtise. Tout semble tourné en dérision et en même temps tout porte à la réflexion.

Un roman qui se lit facilement et avec plaisir, si on se laisse porter par la « logique » fantasque de l’auteur.

Jonas Jonasson, née en 1961, est un écrivain et journaliste suédois.

L’analphabète qui ne savait pas compter est paru en octobre 2013 aux Presses de la Cité (22€). Il est également disponible chez Pocket (7,90€).

Ce livre est ma participation au Challenge lectures européennes pour la Suède.

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