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Diana est une petite fille non voulue, abandonnée puis récupérée par sa mère juste avant le délai légal, on ne sait pas trop pourquoi. Elevée dans une famille qui fait tout pour apparaître normale, jusqu’à rendre complices les enfants et la petite victime elle-même, Diana apparaît comme montrant tous les signes de la maltraitance, enfant rejeté et ne trouvant aucune place, ni chez elle ni à l’école.

Comme appelés à la barre, les institutrices, membres de la famille, policiers, etc., prennent la parole à tour de rôle pour dire, sans jugement, ce qu’ils pensent, font, ne font pas, regrettent.

Dans un récit pudique, qui n’accuse pas et qui jamais ne dit les gestes violents mais les suggère, l’auteur rend néanmoins compte du supplice sans doute vécu par cette petite fille, et on ne peut qu’être touché, écoeuré par cet enchaînement pour le moins malencontreux qui aboutira à la mort de Diana.

On ne ressort pas indemne de ce récit.

Alexandre Seurat est enseignant. Touché par un « fait divers », il se plonge dans les documents et rédige ce roman, puisque c’est bien une oeuvre de fiction, en imaginant le ressenti des différents protagonistes.

La maladroite est paru aux éditions du Rouergue en août 2015 (13,80€)

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs nantais 2015-2016.

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