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A l’aube de la deuxième guerre mondiale, trois amis de la haute société française se cherchent. Max, jeune homme sans envie, se laisse porter par sa mère protectrice qui lui trouve un poste de « planqué » à la Maison de la Presse, tandis qu’il rêve de Dionée Bennett, une jeune américaine qu’il a croisée et qui lui ressemble étrangement. Léo son cousin, plein d’idéologie politique déjà, part combattre et accomplir son devoir. Tandis que Lothaire leur ami, né avec une malformation et donc exempté, vit une vie parisienne de plaisir.

Au fil des années, leur vie va changer, ils vont évoluer au gré de l’Histoire et de leur implication personnelle, s’éloigner puis se retrouver.

Avec une écriture délicate et dans un langage soutenu, l’auteur rédige aussi une chronique de la France, depuis les années 1910 jusqu’au milieu de la 2ème guerre mondiale. On y perçoit comment les mouvements de l’histoire modèlent les esprits et influencent les vies. J’ai aimé cet aspect du livre.

François Saintonge est le pseudonyme d’un auteur confirmé qui a souhaité, par convenances personnelles, demeurer dans la pénombre.

Le métier de vivant est sorti chez Grasset en septembre 2015 (18€).

Livre lu grâce à Myboox.

Morceaux choisis :

[Max] « est de ceux qui revivent plus qu’ils ne vivent. Le moment ne se donne jamais tout à fait à lui: c’est un « animal introspectif », « ressortissant de l’après-coup », comme dit Lothaire. Lothaire, lui, vit comme on passe à table avec appétit, c’est ici et maintenant que tout a lieu, tandis que Max chipote sensations et sentiments, comme s’il en mettait des bribes de côté pour les éprouver plus tard à son aise, à coeur reposé. »

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