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A travers les récits successifs de 5 femmes représentant 3 générations d’une même famille, l’auteure brosse le portrait d’une Mongolie actuelle en proie à un changement majeur de société et de valeurs.

Dzaïa a trois soeurs. L’aînée, Magi, la plus belle et préférée du père pour ses traits mongols et sa filiation sûre, disparaît au cours d’un accident tragique. Oyuma la plus petite est la favorite de sa mère dont elle suivra le chemin. Restent Dzaïa et Nara, très proches, bâtardes dans ce pays où la pureté de la lignée est primordiale.

Tour à tour, elles tenteront de trouver leur chemin à Oulan Bator, la capitale qui attire, le lieu de tous les possibles et de tous les dangers. L’attrait pour la ville et la culture occidentale, les dangers de l’alcoolisme et des violences faites aux femmes y sont clairement évoqués.

D’autres personnages féminins entrent également dans la danse, tante, grand-mère, toutes tiraillées entre modernité et tradition. Tandis que les hommes apparaissent ça et là, pas vraiment sous leur meilleur jour…

Malgré une histoire un peu décousue puisque mêlant plusieurs voix et plusieurs époques, j’ai beaucoup aimé l’évocation de ce pays qui m’attire tant. On y découvre la vie dans la steppe, dominée par les hommes et les traditions, et où les aspirations des femmes peinent à se révéler.

Ce choeur de femmes, tour à tour nostalgique, apaisant, rageur, traditionnel ou réconfortant, évoque les failles des âmes et d’une société toute entière.

Une belle découverte.

Née à Prague en 1979, Petra Hůlová a passé un an en Mongolie à l’occasion de ses études.

Les montagnes rouges est paru aux éditions de L’Olivier en 2005 (21,30€).

Livre lu dans le cadre du Challenge lectures européennes.

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