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Sophie, 8 ans, n’arrive pas à trouver le sommeil dans son petit lit de l’orphelinat anglais où elle vit. Plus un bruit, plus un mouvement, nuit noire… Serait-ce l’heure des ombres dont elle a entendu parler, l’heure où de grandes formes noires arpentent les rues en secret ?

N’y tenant plus, elle s’approche doucement de la fenêtre ouverte et glisse sa tête sous le rideau… Elle observe alors une ombre gigantesque remonter sa rue, se pencher aux fenêtres et glisser la main dans la chambre des enfants de la maison voisine.

Effrayée elle se recule et se cache au fond de son lit, mais trop tard ! La grande ombre l’a vue et déjà une main gigantesque la cueille en un instant. Enroulée dans sa couverture, elle se sent transportée à une vitesse formidable dans les airs par l’étrange apparition, survolant mers et forêts, enjambant les montagnes.

Elle se retrouve finalement face au pays des géants, enlevée par l’un d’eux.

Heureusement elle a eu affaire au Bon Gros Géant, un nain comparé à ses 9 congénères , un végétarien entouré de brutes dévoreuses d’hommes de terre. Le BGG entreprend de lui expliquer sa vie, les moeurs des autres géants mangeurs d’enfants, dans un langage fleuri, « fantasfarabuleux » et « embrouillaminé » et car il n’a jamais été à l’école et ne maîtrise pas trop les mots.

Quand les autres géants passent leurs nuits à croquer les hommes aux quatre coins du monde, le BGG s’échappe quant à lui pour souffler de jolis rêves aux enfants…

C’est alors que Sophie a une idée pour arrêter le massacre, avec l’aide du BGG !

Ce gros roman se lit aisément et rapidement. Moins dynamique que les romans d’aujourd’hui, il est rempli d’expressions imagées et bien représentatif de l’univers fantasmagorique et onirique de l’auteur. Un incontournable.

Roald Dahl, né en 1916 au Pays de Galles, est mort en 1990. C’est un écrivain et scénariste britannique, auteur d’un grand nombre de romans et de nouvelles, plus connu pour ses ouvrages de littérature jeunesse.

Le Bon gros Géant est paru dans diverses éditions, chez Gallimard jeunesse (8,50€) et Folio junior (6,70€) notamment.

Morceau choisi :

« C’est pour ça qu’il y a toujours deux pages blanches à la fin des atlas, intervint le pilote sans se départir de son sourire, c’est pour les nouveaux pays, comme ça, on peut en dessiner la carte soi-même. »

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