M pour Mabel Helen MacDonald

Helen est fauconnier, un rêve d’enfance. Elle est passionnée par ce métier, a dressé de nombreux faucons. Quand son père meurt brutalement, sa vie est chamboulée, et elle éprouve le besoin de se rapprocher de la nature. Elle se retrouve en forêt, dans une zone sauvage, à la recherche d’un autour, l’oiseau le plus difficile à apprivoiser.

Elle réalise alors que c’est ce qu’il lui faut, obtenir et dresser cet oiseau réputé difficile, farouche, voire fou furieux.

Elle achète un jeune autour, et s’isole avec lui dans sa maison, entourée de ses livres qu’elle consulte et se remémore assidûment, dans un huis-clos assez triste et étouffant. Va-t-elle réussir ce pari, cette expérience sera-t-elle l’expérience qu’il lui faut ?

Elle entame le travail de deuil en luttant contre le chagrin comme elle lutte pour dresser l’oiseau, décrivant par le menu le travail d’affaitage qu’elle effectue avec Mabel son faucon.

La deuxième partie est un peu moins triste, à l’image d’Helen qui sort un peu plus et s’enferme un peu moins dans son obsession et ses lectures.

Le sujet de ce livre m’intéressait et j’ai appris beaucoup sur la relation entre un rapace et son « maître ». Cependant j’ai trouvé lassant toutes ces évocations de lectures, ces citations, notamment de White, un piètre fauconnier dont l’histoire l’a beaucoup impressionnée.

Beaucoup de tristesse et de pessimisme émanent de ce livre, on ressent l’immense chagrin causé par la perte d’un être cher, c’est assurément un livre thérapie, il faut se laisser porter par la personnalité de l’auteur et pas une forme d’empathie pour l’apprécier.

Helen McDonald est une auteure britannique née en 1970.

M pour Mabel est paru en août 2016 chez Fleuve noir (19,90€).

Livre lu grâce à Babelio.

Morceaux choisis :

« Nous portons les vies que nous avons imaginées de même que celles que nous vivons, et parfois, nous faisons le compte de toutes celles que nous avons perdues. »

« Il est un temps dans la vie où vous vous attendez à ce que le monde soit toujours rempli de nouveautés. Puis vient le jour où vous comprenez qu’il n’en va pas du tout ainsi. Vous voyez que la vie va devenir une chose faite de trous. D’absences. De portes. Des choses qui ont été là, mais qui ne le sont plus. Et vous réalisez que vous devez vous développer autour de ces manques, entre ces creux, même si vous pouvez tendre la main à l’endroit où ces choses ont existé et sentir le terne éclat et la tension des lieux où les souvenirs logent. »

« Les mots qu’on a lus un jour se tracent un chemin secret. »

« Et je porte d’autres cicatrices invisibles, des cicatrices qu’elle ne m’a pas infligées mais qu’elle m’a aidé à guérir. »

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à me suivre sur Facebook !
Publicités