Aïko la jeune fille à l'éventail Pascal Vatinel

Fleur de Printemps se promène avec sa famille, au palais d’été de Pékin. Ramassant un bouquet de fleurs, elle confie à son grand-père qu’elle aime les cours d’art floral de sa professeure japonaise, mais que celle-ci va sans doute devoir partir car peu d’enfants viennent à ses leçons, leurs parents n’aimant pas les japonais.

C’est l’occasion pour le grand-père de dire à sa petite fille que les chinois ont oublié que l’art floral est né en Chine, et que les deux pays ont plus en commun qu’ils ne le croient.

Il va alors lui raconter l’histoire d’Aïko, une jeune fille japonaise, née sur l’île d’Okinawa et arrivée pour seconder son père qui a fait fortune à Ningbo, un port de commerce chinois.

Ichiro Omura son père lui confie le commerce des éventails japonais, donc les chinois raffolent déjà. Aïko saisit tout de suite les subtilités de la vente, et les clients affluent.

Elle rencontre Han Wei, fils de Han Fu, le seigneur de Ningbo qui ne se prive pas pour exiger de grosses taxes aux commerçants, encore plus s’ils sont étrangers. Mais Han Wei est loin d’être le fonctionnaire que son père souhaiterait pour fils. Il est au contraire poète et peintre, la risée de sa famille. Aïko découvre bientôt le talent de Han Wei, lui propose de peindre sur ses éventails, et tombe amoureuse…

Mais cet amour met Han Fu dans une colère folle. Il refuse que son fils épouse une étrangère, allant jusqu’à emprisonner monsieur Omura, le rendant responsable, dans sa haine de l’Etranger, des attaques incessantes des pirates.

Que va faire Aïko pour sauver son père, et son amour ?

J’ai bien aimé cette histoire qui nous plonge au cours de l’Asie, à la découverte des cultures chinoises et japonaises. L’héroïne est attachante, intelligente et intrépide, l’écriture est simple mais belle, on se laisse facilement porter par l’histoire et on a hâte, comme Fleur de printemps, de connaître l’épilogue.

Petit bémol pour la partie actuelle, à savoir la discussion entre Fleur de printemps et son grand-père, qui m’a semblé superflue et un peu trop didactique. Mais certains lecteurs y trouveront sans nul doute de l’intérêt.

Un joli roman d’aventure et d’histoire.

L’avis des enfants : Ils ont aimé le récit d’aventures, moins le début et les apartés, c’est-à-dire les discussions de Fleur de printemps et de son grand-père, et les explications de ce dernier.

Pascal Vatinel, né en 1957, est un spécialiste de la culture chinoise et écrivain français.

Aïko, la jeune fille à l’éventail a été publié chez Actes sud junior en mars 2015 (6,90€).

Un livre lu dans le cadre de la sélection CM2-6ème du Prix des Incorruptibles 2016-2017.

Lecture partagée sur le blog Devine qui vient bloguer avec la rubrique « Chut, les enfants lisent » et sur Un Petit Bout de Bib(liothèque).

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