Une vie entière Robert Seethaler

Début du vingtième siècle. Andréas Egger, garçonnet de 4 ans, quitte la ville pour la montagne  où, après la mort de sa mère, il est mis en garde chez un oncle maternel contre quelques billets.

Eduqué plus qu’à la dure par un homme qui le fait travailler et le bat au point qu’il en reste boiteux, Andréas quitte la ferme dès que possible, louant ses bras comme manoeuvre le plus souvent.

C’est alors que les vallées calmes et reculées commencent à être envahies par de nouveaux venus, qui veulent implanter des téléphériques pour livrer les sommets aux touristes et skieurs. Sans hésitation, Andréas se fait embaucher. Sa force et son endurance le font côtoyer les sommets où il trouve sa place.

Mais bientôt l’histoire le rattrape, et il est envoyé comme soldat sur le front russe. Il combattra peu de temps, avant d’être capturé et envoyé en camp pendant de longues années.

De retour au pays, il tombe amoureux d’une jeune fille, qu’il épouse et grâce à laquelle enfin il entrevoit un avenir joyeux. Encore une fois la malchance s’abat sur lui sous la forme d’une avalanche qui emporte son épouse et ses rêves.

Bon an mal an, Andréas poursuivra sa vie sur sa terre d’adoption, travaillant comme guide pour les randonneurs puis s’enfermant de plus en plus dans ses souvenirs…

Ce court roman, s’il n’est pas inintéressant, ne m’a pas passionnée. J’ai eu du mal à m’attacher à ce personnage car je n’ai pas été sensible à l’écriture, trop descriptive à mon goût. J’ai néanmoins apprécié le portrait de cet homme ordinaire confronté aux malheurs, au changement, à la dureté de la vie et qui parvient cependant à rester lui-même.

Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et acteur autrichien. ll partage son temps entre Berlin et Vienne.

Une vie entière est paru chez Sabine Wespieser en octobre 2015 (19€).

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs nantais 2017.

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