La chair Rosa Montero

Soledad a soixante ans, en paraît moins et vient d’être quittée par son amant de quarante ans pour une femme plus jeune avec laquelle il attend un enfant.

Très marquée par cette rupture, elle décide d’engager un gigolo pour le rendre jaloux. Son choix se porte sur Adam, jeune et superbe russe de 32 ans. Alors qu’il devait juste l’accompagner pour une soirée, ils sont pris dans une rixe à la sortie de l’opéra. Soledad propose à Adam de l’accompagner chez elle pour se changer et se remettre de leurs émotions. Une liaison commence alors…

Entre étreintes tarifées, moments de confiance ou d’angoisse, Soledad se livre avec sa peur de la vieillesse ou de la solitude, son angoisse de sombrer dans la folie comme sa sœur jumelle, la douleur de l’absence d’amour maternel.

Le récit est fréquemment entrecoupé de références à des figures ou oeuvres littératures, puisqu’elle conçoit des expositions pour la Bibliothèque nationale, ou des évocations d’opéras, sa grande passion.

Si j’ai trouvé l’histoire globalement un peu mièvre, j’ai apprécié que le personnage principal ne soit pas si fade, et qu’il permette une réflexion sur l’âge et la décrépitude, l’isolement des femmes seules ou encore le regard de la société sur les différences d’âge dans le couple.

La chair est paru chez Métailié en janvier 2017 (18€).

Rosa Montero, née en 1951 à Madrid, est une romancière et journaliste espagnole.

Une découverte permise grâce au site Lecteurs.

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