Un bon garçon Paul McVeigh

Années 1980. Mickey vit à Ardoyne, quartier catholique et difficile de Belfast avec sa famille. Bon élève, ses résultats lui ont permis d’être accepté à St Malachy’s et d’éviter de se retrouver avec tous les durs du coin dans le collège de quartier.

Car Mickey se sent différent. Il n’a pas encore mué, il aime jouer avec sa petite soeur, il est sensible, rêve de faire du cinéma et de vivre aux Etats-Unis. Il n’aime pas participer aux jeux violents des garçons et est souvent traité de tapette, rejeté par les filles comme par les garçons.

Mais à la veille des vacances scolaires, il apprend que ses parents n’ont pas les moyens de l’envoyer dans l’établissement de ses rêves. Son père, alcoolique, a tout dépensé…

On le suit alors pendant ces semaines de vacances et d’attente, où il essaye de se rendre cool, de se rapproche des garçons pour mieux vivre sa rentrée, de se fondre dans la masse, de se faire des alliés. Il s’échappe dans des rêveries d’enfant, tandis qu’il assiste à des affrontements sanglants entre catholiques et protestants, à l’engagement de son frère dans l’IRA, à la fuite de son père, aux difficultés matérielles de sa mère…

On assiste à la confrontation de l’innocence et de la violence, et malheureusement cette dernière gagnera, mais à quel prix pour Mickey ?

Ce roman m’a beaucoup plu. Le personnage principal est très attachant, on rêve et on espère avec lui qu’il se sortira de ce quartier et de cette violence environnante. La fin est très inattendue et laisse songeur…

Une plume juste, tout en sensibilité, que j’ai beaucoup aimée.

Paul McVeigh, né à Belfast en 1977, est un dramaturge et novelliste irlandais.

Un bon garçon, son premier roman, est paru en mars 2016 chez Philippe Rey.

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs nantais 2017.

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