Les obus jouaient à pigeon vole Raphaël Jerusalmy

Guillaume Apollinaire est poète, parisien, amateur de femmes et d’art.

Engagé volontaire pendant la guerre 14-18, cet ouvrage imagine sa dernière journée sur le front, avant qu’il ne soit blessé par un éclat d’obus, le 17 mars 1916, et rapatrié pour être soigné.

Heure après heure, en prenant appui sur certains poèmes, l’auteur imagine le ressenti de l’artiste, ses attentes, son souhait d’être dans l’action. On cerne mieux peut-être l’homme, surnommé Cointreau-Whisky, et on peut sans doute mieux appréhender les textes qu’il a écrits pendant cette période. On y croise aussi d’autres personnages, le caporal Dontacte, le père Ubu, Trouillebleu ou encore Jojo la fanfare, leur vie simple en dehors de la guerre, leurs destins à tout jamais marqués par cette épreuve du front.

Si la lecture est facile, je dois avouer avoir été peu intéressée par le sujet, peut-être aurait-il fallu s’imprégner des vers d’Apollinaire pour mieux apprécier ce roman. Mais ce livre m’a en tout cas donné envie de connaître mieux l’oeuvre de ce géant de la littérature.

Raphaël Jérusalmy est un écrivain français né en 1954.

Les obus jouaient à pigeon vole a été édité par les éditions Doucey en février 2016.

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs nantais 2017.

Morceaux choisis :

« Quoique, à la guerre, faire semblant d’être brave, c’est déjà un acte de courage. »

« Trop de gens ne lisent des poèmes que lorsqu’ils se sentent en paix avec eux-mêmes. Somnolant dans un fauteuil. C’est du haut d’une falaise balayée par la tempête qu’il faut les déclamer. Quand ça ne va pas. »

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs nantais 2017.

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