lectures préférées 2017

L’année dernière, je vous avais présenté mes 10 romans préférés pour 2016. En 2017, mes lectures se sont faites plus variées, mêlant titres pour adultes et pour la jeunesse (la frontière étant souvent perméable), et également bandes dessinées.

Avec un peu de retard (mais c’est comme la nouvelle année, on a tout le mois de janvier pour se la souhaiter belle et réussie non ?), je vous propose aujourd’hui mon top 3  2017 dans ces trois catégories.

Ma sélection adulte 2017 (dans le désordre)

Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

Résumé éditeur : Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper.

Mon avis : Un roman où l’auteur se livre, sans pudeur, avec une vérité criante, avec urgence, un sentiment de libération qui a provoqué en moi beaucoup d’émotion.

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Beyrouth noir présenté par Imane Humaydane

Résumé éditeur : La collection « Asphalte Noir » fait sa première incursion au Proche-Orient avec sa nouvelle destination : Beyrouth Noir. Imane Humaydane a rassemblé autour d’elle quinze écrivains pour mettre en scène la capitale libanaise, avec la guerre civile (1974-1990) pour toile de fond. « Cette anthologie prend part à un mouvement général, vibrant et vivant, de reconquête : elle se réapproprie la ville grâce à l’écriture. » Le genre noir est ici compris au sens le plus large du terme. Les regards portés sur la ville par les quinze auteurs du recueil sont désabusés, pleins d’amour et de rejet, de frustration et de fascination, mais tous battent en brèche les clichés sur cette ville souvent résumée à sa somme de contradictions.

Mon avis : Un recueil qui m’a permis une autre approche d’une ville que j’ai récemment visitée, de m’imprégner de son atmosphère particulière, de ses contradictions aussi, comme en écho à une réalité complexe et fascinante.

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Dulmaa de Hubert François

Résumé éditeur : Dans l’avion qui la ramène en Mongolie, Elisa fait un rêve insensé, aux allures prémonitoires. Rapt, lutte, poursuite à cheval dans la steppe ; elle se voit même commettre un meurtre dans un monastère. Ce voyage accomplit la promesse faite à son père mourant : retrouver Dulmaa, sa mère, qui les a abandonnés lorsqu’elle était enfant, sans un mot d’explication, pour retourner dans son pays natal. Sa quête mènera la jeune femme aux confins d’un monde où chacun doit composer sans cesse avec les mères, les anciens, les rites et les esprits. Elle n’y survivra qu’avec l’aide d’Ovoo, son grand-père aux mille ruses, d’un étrange molosse et d’une monture infatigable.

Mon avis : Ce livre m’a permis de voyager par procuration, dans un pays qui me subjugue depuis longtemps et que je rêve de découvrir. J’ai aimé aussi la liberté et la force de cette femme

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Ma sélection jeunesse / ado 2017 (dans le désordre)

Les loups chantants de Aurélie Wellenstein

Résumé éditeur : Yuri appartient à un clan d’éleveurs de rennes. Il vit dans un village entouré par un perpétuel blizzard. Il y a un an, son amour, Asya, a disparu dans la tempête, attirée par les hurlements hypnotiques des loups chantants. Bien que tout le monde la croie morte, le garçon espère qu’elle soit toujours en vie, quelque part, de l’autre côté du blizzard. Un jour, la sœur de Yuri, Kira, contracte un mal étrange ; son corps se couvre de glace. Pour le chaman du clan, la jeune fille est maudite par le dieu de l’hiver ; elle est bannie, et condamnée à s’enfoncer seule dans le blizzard. Mais une amie, Anastasia, rejette farouchement ce verdict surnaturel. Selon elle, il s’agit d’une maladie soignable à la capitale, par la chirurgie. Déterminés à tout tenter pour sauver Kira, Yuri et Anastasia prennent leurs traîneaux à chiens pour emmener la jeune malade à la capitale. Mais aussitôt partis à travers le blizzard, les loups les prennent en chasse.

Mon avis : Un roman de fantasy pour les ados, à cheval entre réalité et légende, qui m’a beaucoup plu car pas trop violent ni effrayant, juste la bonne dose pour laisser l’imagination dériver et avoir envie de découvrir le secret de ces loups.

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Un ours dans la bergerie de Quitterie Simon

Résumé éditeur : Le père d’Elias élève des moutons dans les Pyrénées, et la colère gronde contre les défenseurs des ours, qui n’y connaissent rien alors que les troupeaux sont décimés. Aussi lorsque Elias, lors d’une randonnée, trouve un ourson orphelin blessé il sait bien qu’il ne pourra pas le rapporter à la maison. Il ne se résout pas non plus à l’abandonner à une mort certaine. Alors il entre dans le cercle des mensonges et soigne en cachette son protégé. Mais cela ne peut durer… Elias saura-t-il trouver les arguments pour sauver celui que son père considère comme un nuisible ?

Mon avis : Un roman tout doux pour les grands enfants qui aiment les animaux, qui évoque aussi l’écologie, les cycles de la vie et l’interaction entre activité humaine et faune sauvage. J’ai aimé les sentiments entre le jeune garçon et l’ourson, la tendresse et l’amour familial qui prennent finalement le dessus.

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La traversée de Jean-Claude Tixier

Résumé éditeur : Jeune Africain, Sam voyage à bord d’un bateau de migrants vers l’Europe. Bientôt la mer grossit et la tempête éclate, provoquant le naufrage de l’embarcation. Sam, qui sait nager, échappe à la noyade et tente d’organiser la survie du groupe. Tandis que les minutes s’écoulent, les souvenirs de son passé remontent à la surface : son existence au village, son désir d’ailleurs, son départ, la belle Thiane au camp de réfugiés de Tripoli… Mais la mer n’a pas dit son dernier mot…

Mon avis : Un roman poignant qui évoque l’exil à travers le portrait de deux adolescents, auxquels il est facile de s’identifier. Un livre pour réfléchir, pour susciter des discussions en famille, pour relativiser…

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Ma sélection BD 2017 (dans le désordre)

L’adoption de Arno Monin et Zidrou

Résumé éditeur : Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

Mon avis : Je trouve que la bande dessinée est un média de plus en plus utilisé pour parler  de sujets de société. L’adoption en est un, ici abordé sous un angle assez inédit, celui du trafic d’enfants. Mais on y découvre également la détresse de gens en mal d’amour, en mal d’enfant, leur parcours du combattant, le rôle des familles et de l’entourage, l’amour qui n’est pas forcément inné… J’ai aimé le graphisme doux, les sentiments qu’il transmet, j’ai trouvé cette bande dessinée pleine d’émotion.

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Un maillot pour l’Algérie de Rey, Galic, Kris

Résumé éditeur : En 1958, à la veille de la Coupe du monde en Suède, douze footballeurs de Première Division quittent clandestinement la France et rejoignent les rangs du FLN. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et leur but est de créer la première équipe nationale algérienne de football et d’en faire l’ambassadrice de l’indépendance à travers le monde… Parcourant le monde souvent clandestinement, cette équipe de champions devenus des va-nu-pieds, devant parfois accomplir plusieurs milliers de kilomètres en minibus à travers le désert pour jouer un match, sans remplaçants, va accomplir exploit sur exploit au fil de plus de 80 matches. Ils s’appellent Zitouni, Arribi, Kermali, Mekhloufi… et ils sont devenus des légendes du sport.

Mon avis : J’ai découvert par ce récit un épisode historique réel, ou quand le sport se mêle à la politique, ou quand un match devient un symbole politique.  Chacun se fera son opinion, mais j’ai apprécié de découvrir le courage de ces hommes ordinaires, soumis malgré eux à des choix cruciaux pour leur vie personnelle.

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Facteur pour femmes de Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice

Résumé éditeur : La Première Guerre mondiale vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes. Parce qu’il a un pied-bot, Maël n’est pas mobilisé. Il devient le seul homme, jeune et vigoureux, de l’île… bientôt facteur, bientôt amant…

Mon avis : C’est d’abord le dessin, le traitement des couleurs qui m’a plu ici, dépeignant à merveilles les paysages bretons que j’aime. Ensuite l’humour, cette histoire d’un jeune homme bien mal parti dans la vie, mais à qui l’histoire fait un joli cadeau, celui de devenir le seul homme sur une île remplie de femmes, et que son travaille amène à visiter toutes. Mais il ne faut pas abuser des bonnes choses, et il se fera prendre à son propre piège… Une BD rigolote dans des paysages sublimes.

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Voilà mes coups de coeur de l’année, sur les 97 livres que je vous ai présentés cette année. Les partagez-vous ? En avez-vous d’autres à me conseiller ?

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