35 kilos d'espoir Anna Gavalda

Grégoire, surnommé Toto par son grand père Léon, déteste l’école, depuis toujours. Depuis son premier jour de maternelle, il en a fait le tour et ne veut plus y aller, au grand dam de ses parents qui n’en peuvent plus de ses notes catastrophiques et de ses échecs.

Car Grégoire a déjà redoublé deux fois, et n’a rien trouvé de mieux que de se faire renvoyer, pour des problèmes de comportement… Rien ne l’intéresse à l’école, les cours semblent ressortir de sa tête aussitôt entrés, et même en sport il n’est pas bien fort. A la maison ce n’est pas mieux, ses parents, dont il perçoit bien qu’ils ne s’entendent plus, semblent prendre prétexte de ses erreurs et de ses mauvaises notes pour se déchirer encore plus.

A cours de solution, ses parents l’inscrivent bientôt dans un collège du quartier, le seul qui a bien voulu l’accueillir. Mais Grégoire semble se laisser encore plus couler… Et cette fois, c’est son grand-père Léon qui se fâche, lui qui l’a toujours défendu, qui lui a offert ses plus beaux moments, à bricoler ensemble dans son cabanon, la coupe est pleine, Grégoire a treize ans et il faut qu’il se ressaisisse !

Et si la pension était la solution ? L’idée est proposée par Léon, les parents de Grégoire finissent par s’y résoudre, mais quel établissement va bien vouloir de lui ? Cette fois c’est Grégoire qui propose un collège, il avait gardé en tête l’image d’un prospectus où on voyait des élèves dans une serre, devant un établi, mais l’établissement recrute sur dossier, et avec les notes et les appréciations qu’il a c’est fichu d’avance ! Alors Léon lui suggère d’oublier ses fautes d’orthographe et de laisser parler son coeur pour écrire à la directrice. Bingo, il est admis, à condition de passer des tests… Alors que son grand-père est à l’hôpital, car sa santé décline, c’est lui qui donne encore une fois la force à Grégoire de se surpasser et de réussir !

Maintenant, Grégoire se bat pour surpasser ses difficultés, pour trouver de l’intérêt à ses cours. Son grand-père lui a permis de trouver une solution, alors c’est à son tour de lui prouver qu’il est fort et jeune et qu’il en veut, et de lui insuffler, en pensée, toute la force de sa jeunesse pour qu’il se rétablisse !

J’ai trouvé ce récit très émouvant. On y découvre Grégoire, un ado complètement démotivé, entouré d’adultes désarmés devant son inadaptation au système scolaire (ou est-ce l’inverse…). Seul son grand-père semble mesurer ses capacités, et voir en lui le potentiel, sous réserve qu’il veuille bien se donner la peine de faire des efforts ! On y perçoit les sentiments contradictoires de chacun, les difficultés, les espoirs aussi. Enfin je trouve le plus important, c’est que l’auteure passe bien le double message, pour les jeunes, qu’il faut croire en soi et ne pas baisser les bras, et pour les adultes qu’il faut croire en son enfant et l’aider à trouver sa voie.

Un joli livre, plein de douleurs mais aussi de douceur, à lire en famille pour le plaisir bien sûr, mais aussi pourquoi pas pour évoquer les difficultés scolaires et réfléchir ensemble.

Anna Gavalda est une femme de lettres française née en 1970.

35 kilos d’espoir est paru chez Bayard en 2002 (9,50€) et est également disponible en poche chez le même éditeur en 2017 (6,50€) et aux éditions de la Loupe -gros caractères) en 2015 (15€).

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